Comme par hasard, le gouvernement annonce quelques jours avant les élections un taux de chômage en diminution, alors même qu’il était encore en hausse au mois de janvier. Après l’avance financière promise aux personnes âgées, cette nouvelle “ficelle” est un peu grosse et la réalité malheureusement moins réjouissante : non seulement le chômage persiste, mais les emplois créés sont souvent précaires et les revenus des familles plus que modestes. Loin des polémiques, il faut donc agir, en encourageant la création d’emplois durables et non délocalisables. Dans ce but, le projet de la majorité départementale pour les élections cantonales comporte de nombreuses propositions concrètes, visant à aider la création d’entreprises en Seine-Maritime :
- soutien aux PME pour leurs besoins d’investissements, de gestion, de recrutement et d’innovation;
- soutien renforcé aux activités non délocalisables comme le tourisme, l’agriculture, la pêche, l’artisanat et les services d’aide à la personne;
- mise en place d’un dispositif innovant pour favoriser le maintien, la reprise ou la transmission des commerces de proximité;
- 100 zones d’emploi reliées au très haut débit pour favoriser l’implantation et le développement des entreprises;
- aide à la location immobilière pour les très petites entreprises de moins de 5 ans;
- participation au financement des business plan pour aider les jeunes créateurs d’entreprise;
- mise en place d’un fonds de garantie pour les investissements des artisans en contrepartie de la formation et de l’embauche de jeunes;
- développement du système de microcrédit pour créer sa propre activité professionnelle…
Ces engagements s’inscrivent dans la continuité de ce qui a été fait depuis 2004 : aide régionale à l’emploi conditionnée à la création de CDI; contrôle de l’utilisation des aides aux entreprises; etc. Ils confirment que les socialistes ne sont pas les ennemis des entreprises mais font la différence entre celles qui abusent de la richesse de leurs actionnaires et celles qui ne survivent que par le travail de leurs salariés et dirigeants. En d’autres termes, et pour faire écho à l’actualité du moment, aucun rapport selon nous entre les “parachutes dorés” du grand patronat et les efforts des entrepreneurs de terrain, qui créent leur propre emploi et en proposent aux Seinomarins. Nous soutenons et soutiendrons ces efforts là, pour toujours mieux nous assurer qu’ils profitent au plus grand nombre.
le 19 mai 2012
