le 19 mai 2012

Articles de la catégorie « Actualité »

Faux débat sur les terrains Allorge

Saturday 23 February 2008

Dans son édition du 23 février, Paris-Normandie évoque une lettre du Maire de Rouen s’étonnant auprès du Maire de Grand-Quevilly que notre ville commande une étude sur l’avenir des terrains Allorge, avenue des Canadiens, où se déroulent les entrainements des jeunes du FCR. Cette polémique a tout du faux débat, que Pierre Albertini tente d’introduire dans sa campagne électorale, annonçant que Grand-Quevilly veut mettre la capitale normande “sous tutelle”… Rien que ça ! Selon lui, nous voudrions racheter de force ces terrains, qui appartiennent à Rouen.

La réalité est beaucoup plus simple, et il me tient à coeur de la rétablir, comme élu de Grand-Quevilly mais aussi comme avocat praticien du droit de l’urbanisme : les terrains Allorge étant situés sur le territoire de notre commune, le conseil municipal de Grand-Quevilly a simplement voulu permettre au Maire d’exercer le droit de préemption, si un jour la ville de Rouen voulait s’en séparer. Cela signifie seulement que, dans cette hypothèse, Grand-Quevilly aurait la priorité pour le rachat des terrains, qui ne pourraient donc être vendus sans notre avis. C’est bien la moindre des choses, alors que l’avenir de ce vaste espace pèsera nécessairement sur celui de toute la ville (population, écoles, impôts, emplois, etc.) !

Mais, pour autoriser la préemption, la loi oblige la collectivité qui achète à présenter un projet d’aménagement. C’est pourquoi Grand-Quevilly a commandé l’étude évoquée par le journal. En d’autres termes, cette étude conditionne la possibilité pour nous d’éviter à la population une mauvaise surprise sur les terrains Allorge… Après tout, n’est-ce pas mieux que d’assister en spectateurs impuissants à la perte éventuelle du site ? Ou faudrait-il laisser faire n’importe quoi par n’importe quel promoteur privé, alors que l’ancien hippodrome juste en face va connaitre un superbe aménagement ?

Reste qu’en aucune manière la capacité d’action que Grand-Quevilly se donne avec le droit de préemption ne lui confère le pouvoir de forcer la main à la ville de Rouen : c’est seulement si cette dernière décidait de mettre en vente les terrains Allorge que nous pourrions les acquérir ! Pierre Albertini le sait parfaitement, non seulement parce qu’il est universitaire en droit public, mais aussi parce qu’il a lui-même décidé, à son arrivée comme Maire en 2001, de geler un projet de cession alors à l’étude, preuve que Rouen conserve son libre choix.

En conclusion, je me demande pour qui ou pour quoi le Maire de Rouen prend les habitants de sa commune, à vouloir leur faire croire en une menace qui n’existe pas… A moins que, sur le fond, ce soit le fait de ne pas pouvoir décider seul des conditions d’une future vente qui le gêne ? Mais, alors, faut-il en déduire qu’il a l’intention de vendre ? Si non, où est le problème ? Si oui, à qui ? Et pour faire quoi ? Voici finalement la seule vraie question que pose sa réaction démesurée : que cache Pierre Albertini derrière cet écran de fumée ?

Expérimenter le Revenu de Solidarité Active

Monday 11 February 2008

Parmi les propositions de la majorité départementale dans son projet “Seine-Maritime, la vie en mieux” figure la mise en place du Revenu de Solidarité Active (RSA) permettant aux allocataires des minima sociaux de bénéficier d’un revenu complémentaire dans le cadre d’une reprise d’activité professionnelle. L’objectif est de faire en sorte que le retour à l’emploi se traduise par un gain financier et non l’inverse, comme c’est parfois le cas en raison de la perte des aides sociales. Cette mesure servira donc à la fois la lutte contre le chômage et le combat pour le pouvoir d’achat. Le Département de l’Eure a été l’un des premiers à expérimenter le RSA, à l’initiative de Martin Hirsch, alors Président d’Emmaüs, bien avant que ce dernier entre au gouvernement pour tenter de généraliser son projet. Actuellement, l’Agglomération d’Elbeuf mène une expérimentation de même nature. Il convient en effet de s’assurer que le RSA ne génère pas des effets pervers, comme par exemple la tentation pour les employeurs de faire prendre en charge par la collectivité une partie des salaires. Si l’opération s’avère aussi concluante que dans l’Eure, elle sera étendue à l’ensemble de la Seine-Maritime au cours des prochaines années, et contribuera à bâtir “la vie en mieux” pour les Seinomarins.

Petites retraites, grande illusion

Thursday 7 February 2008

Le minimum vieillesse inférieur au seuil de pauvreté

Alors que les sondages inquiètent la droite, notre (trop) “cher” Président de la République promet pour cette année la revalorisation du minimum vieillesse. Il expliquait pourtant, il y a peu, que “les caisses sont vides” ! Plus encore, il annonce un “à-valoir” de 200 €, pour le mois d’avril, permettant aux intéressés de toucher une avance sur l’augmentation affichée. A quelques semaines des élections cantonales et municipales, la ficelle est grosse, et les retraités ne s’y tromperont pas : leurs voix ne sont pas à vendre, ils ne seront pas les “faire-valoir” d’un gouvernement à la dérive… D’ailleurs, le montant envisagé pour le minimum vieillesse n’a rien de réjouissant, puisqu’il resterait en tout état de cause inférieur au seuil de pauvreté ! Enfin, le discours présidentiel ne comporte aucun engagement sur les petites pensions, qui ne doivent pas être confondues avec le minimum vieillesse. En vérité, l’augmentation de ces petites retraites sera pour cette année de 1,1% seulement, soit deux fois moins que l’inflation ! Bref, comme les salariés, les chômeurs et les jeunes, j’espère que nos aînés ne se paieront pas de mots et utiliseront l’occasion des élections pour envoyer un avertissement au pouvoir.