le 19 mai 2012

Portrait

  • Sans céder à la « peopolisation », qui pour moi n’a rien à faire en politique, il me faut bien pourtant me livrer un peu, car les électeurs ont le droit de savoir qui sollicite leur confiance.
  • “Tombé dedans quand j’étais petit”
  • Né il y a 31 ans à Dreux (28), dans une famille d’enseignants, j’y ai acquis de solides convictions républicaines, en même temps que le goût d’apprendre et de convaincre. Le militantisme constitue en effet l’un des ciments de cette famille, où toutes les composantes de la gauche sont représentées, sur plusieurs générations, des hussards radicaux aux soixante-huitards trotskystes, en passant par les communistes et les socialistes. La politique, je suis donc « tombé dedans quand j’étais petit ».

  • Non à l’extrême-droite
  • Il est vrai aussi que Dreux a été la première ville de France à voir émerger l’extrême-droite, lors des élections municipales de 1983, où la droite a accepté une alliance honteuse pour battre le PS. Cette période m’a d’autant plus marqué que mon grand-père paternel est un métis camerounais et que je porte donc en moi une part d’Afrique. J’en garde le souvenir d’un climat pesant, que beaucoup d’habitants cherchaient à fuir en déménageant.
  • Arrivée en terre socialiste
  • D’ailleurs, après avoir tenté en vain de résister, mes parents ont quitté Dreux à leur tour, rejoignant la Seine-Maritime en 1990. Cette arrivée en terre socialiste m’a permis de rencontrer Christophe Bouillon, dès 1992. Il n’était pas encore le brillant député-maire de Canteleu qu’il est devenu, mais il maîtrisait déjà les bases de la vie politique et me les a transmises. Avec son soutien, j’ai ainsi animé le Mouvement des Jeunes Socialistes dans notre département et intégré, à 16 ans, la direction nationale.
  • Années lycée, années engagées
  • Les années lycée n’ont donc pas été de tout repos. En échange de bons résultats scolaires, mes parents m’ont autorisé à vivre pleinement les combats politiques de l’époque : référendum européen en 1992 ; élections législatives en 1993 ; manifestations pour la laïcité en 1994 ; mouvement lycéen contre le « smic jeune », la même année… Heureusement, cet engagement ne m’a pas empêché de décrocher le bac, et j’ai même intégré Sciences-Po, à Paris, dans la foulée.
  • Benjamin du conseil municipal
  • J’ai cependant très peu goûté à la vie parisienne. En effet, en 1995, Laurent Fabius m’a proposé d’entrer au conseil municipal de Grand-Quevilly, dont je suis devenu alors le benjamin, à 18 ans. L’action de la ville ne m’était pas inconnue, car mon père avait participé à une association locale. Mais j’ai pu me faire ainsi une idée plus précise du rôle d’élu. Multipliant les allers-retours entre ma chambre d’étudiant et la mairie, j’ai eu la chance, par exemple, de participer à des projets novateurs, comme la mise en œuvre du Contrat Municipal Etudiant ou la création de l’Espace Jeunesse, avec Pierre Giovannelli, alors adjoint au Maire chargé de la jeunesse.
  • De la politique au droit
  • Après le diplôme de Sciences-Po, ma soif d’études m’a conduit à poursuivre, par une maîtrise de droit public à Rouen, puis un DESS à la Sorbonne. Mais le cumul d’activités et l’importance des enjeux universitaires m’ont incité, raisonnablement, à quitter la direction nationale du Mouvement des Jeunes Socialistes. Il est vrai aussi que j’ai rencontré à cette époque celle qui est devenue, depuis, mon épouse : nous étions les plus jeunes candidats de la liste conduite par Alain Le Vern aux élections régionales de 1998, et notre relation naissante m’occupait quelque peu…
  • La vocation d’avocat
  • C’est François Zimeray, avocat et aujourd’hui Président de l’Agglo de Rouen, qui m’a convaincu de rejoindre le barreau. Notre discussion à ce sujet m’a révélé ma vocation de conseil et de défenseur. Je l’ai concrétisée à Rouen, préparant le concours en même temps que j’assumais mes engagements d’élu et de militant socialiste, ainsi qu’une nouvelle fonction de vice-président étudiant de l’Université de Rouen, de 1999 à 2001.
  • Dans l’équipe du Maire
  • En 2001, après la belle victoire de la liste de gauche à l’élection municipale de Grand-Quevilly, le Maire, Marc Massion, m’a confié la responsabilité des projets éducatifs de la ville. Cette mission est passionnante, car les affaires scolaires représentent un budget important et les innovations fleurissent : un élève – un ordi ; Contrat Municipal Etudiant ; accueil du soir ou du matin dans les écoles ; accompagnement scolaire ; ateliers du midi ; cyberespaces ; école d’été à Jaurès ; etc. C’est aussi durant ce deuxième mandat que j’ai débuté dans la profession d’avocat, en 2002.
  • Un ancrage seinomarin
  • Aujourd’hui, je travaille au sein du cabinet que j’ai créé, à Rouen, avec deux autres associés. Parallèlement, je suis membre de la direction du Parti socialiste de Seine-Maritime, où j’organise la formation des adhérents. Tout cela m’amène à suivre de près l’action des collectivités locales, à commencer par celle du Département, que Didier Marie préside depuis 2004. J’ai pu ainsi mesurer avec quel sérieux la nouvelle majorité départementale a su rétablir une gestion saine et utile aux Seinomarins, dans le respect de ses convictions de gauche, à l’opposé des gaspillages de la droite.
  • Un élu de la ville pour notre canton
  • Ce constat n’est pas pour rien dans ma candidature à l’élection cantonale du 9 mars prochain. Le bilan de l’équipe actuelle annonce en effet d’autres réussites. Dans ces conditions, devenir conseiller général du canton de Grand-Quevilly serait pour moi une manière complémentaire d’agir au service du territoire où je vis, et surtout de ses habitants, auxquels je suis profondément attaché. Parce que, dans un contexte national morose, la qualité de la vie se construit de plus en plus sur le terrain, je veux être de ceux qui font rimer proximité et efficacité.